Scénarisation de l’interview de M. Frédéric Cerchia :
Problématique : Les jeunes sont les citoyens de demain, mais cela
les rend citoyens dès aujourd’hui de part les responsabilités que cela implique.
Ainsi, un jeune porte déjà ses futures responsabilités alors qu’il n’est pas
encore doté des droits civiques.
Description : En tant que psychologue et délégué cantonale jeunesse
au Canton de Vaud, responsable de la promotion d’expériences participatives
avec des jeunes auprès des communes et membre de la commission fédérale pour l’enfance
et la jeunesse, M. Frédéric Cerchia est à même de pouvoir répondre aux questions
concernant les différentes formes de participation, la position des autorités
vis-à-vis de la participation, les mesures participatives mises en places au
niveau cantonale, l’importance de la participation
Qst 1 : Dans son rapport de 2001, la Commission
Fédérale de l’enfance et la Jeunesse dont vous faites parti depuis 2014 définit
la participation des jeunes comme étant « la concertation, la
codécision et la cogestion de la part des enfants et des jeunes. »
Pouvez-vous expliquer ce
que signifie de manière concrète cette définition ?
Demander d’étoffer la définition avec des exemples concrets qu’ils
soient d’ordre cantonal ou national.
Qst 2 : De part votre position au canton et à la confédération,
quel bilan pouvez vous tirer de la participation citoyenne dans la vie publique ?
Y a-t-il une évolution ?
Oui : expliquez laquelle
Non/Pas de réponse : mais alors pouvez vous dresser un portrait de
la participation des jeunes actuellement ? Comment les jeunes participent ?
De quelle manière ? Est-ce que l’on peut définir un profil type du jeune
engagé, ou bien est-ce qu’ils viennent de tous les milieux sociaux différents ?
Qst 3 : L’année passée, la Commission fédérale pour l’enfance
et la jeunesse a publié les résultats de l’enquête « Ma Suisse et moi »,
une enquête qui portait sur les préoccupations des jeunes de 17 ans qui
seraient en âge de voter pour les élections fédérales. Que retirez vous de ces
résultats ?
Que pouvons-nous dire par rapport aux préoccupations actuelles des
jeunes en particulier ?
Qu’est-ce que cela révèle concernant la participation des jeunes ?
Quel rapport entretiennent les jeunes avec l’autorité selon cette
enquête ?
Qst 4 : La problématique que nous abordons aujourd’hui est « Jeunes,
citoyens dès aujourd’hui ou dès demain ? ». Les jeunes sont donc les citoyens de demain, mais
cela les rend citoyens dès aujourd’hui de part les responsabilités que cela
implique. Ainsi, un jeune porte déjà ses futures responsabilités alors
qu’il n’est pas encore doté des droits civiques.
Dans quelle mesure est-ce possible
de faire porter à un mineur des responsabilités d’adultes ?
Et est-ce forcément positif
pour le jeune de s’investir dans la vie publique, tel un adulte ? Au fond,
ne risque il pas de perdre son enfance en s’efforçant de devenir adulte ?
Si bénéfique alors :
Serai-ce donc le rôle de la société de fournir des expériences participatives
aux jeunes ? Et sous quelles formes ?
Si négatif alors : Mais
finalement, ne devrions nous pas refréner quelque peules élans de ces jeunes
pour préserver leur innocence et leur développement ?
Avec l’adolescence, n’ont-ils
pas de problèmes plus urgents à régler que ceux de la collectivité ?
Qst 5 : En quoi elle peut être bénéfique (prise de responsabilités, assumer son
identité etc.) ? En quoi elle peut être négatif (perdre trop jeune son
enfance au profit d’une vie d’adulte qui ne nous concerne pas encore etc.).
Lister les pour et les contres
Qst 6 : Selon la
loi, le jeune n’a aucun droit civique avant 18 ans révolus, en pratique, même
sans avoir de droits, le jeune adopte parfois un comportement citoyen en se
mobilisant pour différente causes ou en s’impliquant de manière bénévole au
profit de la collectivité.
Peut-on donc agir en citoyen sans disposer de
droits civiques ?
Oui : Mais alors, n’est-ce
pas un non-sens de ne pas donner plus de
droit civiques aux jeunes s’ils ont déjà un avis et qu’ils cherchent à le faire
entendre ? Le droit de vote à 16 ans ou les commissions consultatives (où
les jeunes donnent leur avis et leurs remarques sur des projets de lois) de
jeunes en exemple
Non : Mais alors,
comment se passe la transition à nos 18 ans ? Ce n’est qu’à 18 ans que
nous devrions commencer l’apprentissage de la vie citoyenne ? Les jeunes n’auraient
donc pas le droit de faire valoir un avis avant 18 ans, pour quelles raisons ?
Il faut différencier participation
politique (soutien de causes) et participation apolitique (service bénévole et
apolitique) : Mais alors est-ce que la participation politique n’est
possible aux jeune que dès 18 ans ou bien est-ce qu’elle prend une forme
différente étant donné que le mineur ne dispose pas de droits civique. Si oui
quelle forme ? Si non, pourquoi ?
Qst 7 : Est-ce que selon vous, il a une nette différence entre la participation
politique et apolitique ?
Si oui : Quelles sont
les différences fondamentales ?
Qu’est-ce qu’apportent
chacune de ces formes participatives que ce soit au jeune ou à la société ?
Quelles ont les avantages et les inconvénients de chacune de ces formes participatives ?
Comment coexistent ces deux
formes entre elles ?
Si non : En quoi ne
sont elles pas différentes, on elle une visée commune, des caractéristiques
communes ? Lesquelles ? Comment sont-elles conciliées ? Comment
percevez vous alors la participation ?
Qst 8 : En somme, à travers la participation
citoyenne, les jeunes sont-ils réellement en train de se construire et,
également, de construire la société de demain ?
Si oui : Comment ?
Si non : Mais alors à
quoi cela sert il qu’ils participent, revenir aux déclarations de la question 4
et confronté les deux réponses de l’intervenant
Conclusion/Qst 9 : Quelles perspective d’avenir envisagez
vous ? Quel rôle va-t-on donner aux jeunes ou pourrions-nous donner aux
jeunes ? Et quel importance la participation actuelle va avoir sur la
société de demain à votre avis ?
Participation
RépondreSupprimer« de part les responsabilités que cela implique » lesquelles ? leur demande-t-on réellement d’être citoyen ?
« Ainsi, un jeune porte déjà ses futures responsabilités alors qu’il n’est pas encore doté des droits civiques. » En a-t-il déjà ?
Q1
« Qst 1 : Dans son rapport de 2001, la Commission Fédérale de l’enfance et la Jeunesse dont vous faites parti depuis 2014 définit la participation des jeunes comme étant « la concertation, la codécision et la cogestion de la part des enfants et des jeunes. » » Très bonne utilisation de votre documentation.
Q2
« De part votre position au canton et à la confédération, quel bilan pouvez vous tirer de la participation citoyenne dans la vie publique ? Y a-t-il une évolution ? » De qui ?
Deux questions à la suite, vous pourriez les distinguer.
« Comment les jeunes participent ? » selon votre problème, il s’agit des mineurs, à préciser.
Q3
« des jeunes de 17 ans » pensez-vous que c’est trop jeune ? Pas assez ?
Q4
« Les jeunes » Il faut absolument préciser qu’il s’agit des mineurs.
« Les jeunes sont donc les citoyens de demain, mais cela les rend citoyens dès aujourd’hui de part les responsabilités que cela implique. » Il faudra vraiment que vous expliquiez plus précisément cela.
« un jeune porte déjà ses futures responsabilités » comment cela ? Lesquelles ? Pourquoi ?
« refréner quelque peules élans de ces jeunes » voire les interdire ?
Q5
« En quoi elle peut être bénéfique (prise de responsabilités, assumer son identité etc.) » Ne proposez pas de réponses.
Q6
« le jeune adopte parfois un comportement citoyen en se mobilisant pour différente causes ou en s’impliquant de manière bénévole au profit de la collectivité. » S’agit-il d’une participation politique ou civique ?
« Le droit de vote à 16 ans » n’est pas encore appliqué.
« Mais alors, comment se passe la transition à nos 18 ans ? Ce n’est qu’à 18 ans que nous devrions commencer l’apprentissage de la vie citoyenne ? » Le risque serait donc que les « jeunes » ne soient pas prêts.
« participation politique (soutien de causes) » pourquoi s’agirait-il d’une « participation politique » ?
De nombreuses questions.